
#Restitutions : Légiférer pour réparer
- Date
- Lieu
- Fondation Maison des Sciences de l'Homme, 54, boulevard Raspail, 75006, Paris
- Organisateur
- Organisé par Fondation Maison des Sciences de l'Homme
- Prix
- Gratuit
L’émergence d’un cadre juridique pour la restitution des biens culturels africains joue-t-elle un rôle suffisant dans l’entreprise de réparation faisant suite à la colonisation ? Si les restitutions des œuvres d’art et biens culturels répondent à une exigence morale et historique, leur encadrement juridique demeure lacunaire et souvent conflictuel. La plupart des objets concernés ont été acquis dans des contextes de domination coloniale ou d’échanges inégaux, à une époque dépourvue de normes internationales sur la propriété culturelle. Entre principes d’inaliénabilité, absence de normes contraignantes et initiatives législatives ponctuelles, le droit peine encore à répondre à l’exigence de justice historique portée par les restitutions. Les conventions de l’UNESCO (1970) et d’UNIDROIT (1995) ont posé des bases essentielles pour lutter contre le trafic illicite et favoriser le retour des biens culturels, mais leur portée reste limitée. Non rétroactives, elles ne s’appliquent pas aux spoliations antérieures, et l’absence d’un cadre contraignant laisse aux États une large marge d’appréciation, conduisant à des solutions diplomatiques au cas par cas. Plusieurs propositions de lois…
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